Comment réduire au maximum le risque de vol de vélo ?

Se rendre à vélo au travail, on valide à 200%. En revanche, revenir à pied car son vélo a disparu, on ne le souhaite à personne (ceux qui ont déjà connu ce traumatisme comprendront). N’ayez crainte, JSAV vous délivre tous ses secrets pour ne pas dire au revoir à votre beau vélo. Il existe, en effet, un ensemble de bonnes pratiques pour réduire très significativement le risque de vol à vélo.

1. Choisir LE meilleur antivol pour votre vélo

Nous sommes nombreux à craindre le vol de vélos, et c’est légitime, mais savez-vous que la majorité des vols ont lieu car les cyclistes ne savent pas sécuriser correctement leurs vélos ? Rassurez-vous, ce n’est pas une fin en soi, il existe des solutions !

La première étape pour éviter le vol est bien évidemment d’acheter un antivol robuste. Genre super méga robuste. Mais alors, quel est le type d’antivol de vélo le plus solide sur le marché ? L’antivol de vélo le plus sécurisé est sans hésitation l’antivol en U.

  • Acheter un antivol en U : selon la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette), après moult test (retrouvez le tableau here), l’antivol en U est la meilleure protection contre le vol. On vous conseille ceux de Kryptonite avec une sécurité supérieure à 7/10 notamment le Fahgettaboudit. L’avantage des antivols de la marque Kryptonite ? Ils possèdent un double verrouillage de la hanse qui obligerait un voleur à couper le solide cadenas deux fois. Bon courage.
Image d'un vélo bien attaché à un point fixe via un antivol
  • Compléter l’antivol U avec un autre antivol : l’antivol U protège votre cadre de vélo mais les roues et la selle restent vulnérables. Un antivol en cable flex ou un antivol U plus large feront l’affaire pour protéger le reste de votre vélo. Faites une pierre deux coups avec l’antivol mini 7 Flex.
    Il existe aussi des antivols de selle et de roue avant où les attaches rapides sont remplacés par des écrous, on vous le conseille vivement pour éviter que votre vélo se fasse dépouiller !

Mais attention, ne laissez jamais votre vélo seul attaché avec un antivol câble. Il se ferait voler en un rien de temps avec une simple pince coupante, voire à main nues… Preuve en images !

Avec un antivol U de qualité, complété par un autre antivol, franchement, vous êtes déjà extrêmement bien protégé contre le risque de vol. Quelques recommandations complémentaires pour être au top.

2. Se garer à des endroits stratégiques

Maintenant que vous avez vos antivols, reste à savoir comment bien les utiliser lors de vos arrêts :

  • TOUJOURS attacher votre vélo ! Et cela même pour un arrêt minute (30 secondes c’est déjà trop, même pour votre baguette à la boulangerie du coin…). Encore faut-il bien l’attacher. Ne faites surtout pas comme la photo ci-dessous… Comment attacher un antivol sur son vélo ? Pour bien attacher son vélo avec un antivol, il faut impérativement que votre antivol attache à la fois le cadre de votre vélo et un point fixe. Si vous attachez seulement votre roue avant, cela ne suffit pas. Il est très facile de la démonter et de partir avec le reste du vélo…
Image d'un vélo mal attaché à un point fixe via un antivol
Classic mistake…
  • Attacher votre vélo dans un endroit fréquenté : plus l’endroit sera fréquenté (et entouré par d’autres vélos) et moins le voleur sera tenté par votre vélo.
  • Le garer dans un abris la nuit. Peut-on laisser dormir son vélo dehors la nuit avec des antivols ? Franchement, une nuit, deux nuits, pourquoi pas. Mais TOUTES les nuits ? On ne recommande pas. Vous augmentez considérablement le risque de vol. Problème, vous n’avez pas de local à vélo dans votre immeuble et ne voulez pas de votre vélo en plein milieu du salon tous les soirs ? Deux solutions s’offrent à vous. Faire une demande à votre syndic pour mettre en place un local à vélo (si vous êtes plusieurs à militer pour, cela peut marcher) ou bien s’abonner à un abris vélo. En effet, des parkings couverts sont mis à la disposition par certaines villes, vous pouvez vous renseigner sur le site de votre municipalité. Pour Paris, retrouvez la démarche here. Mais veillez tout de même à bien l’attacher avec votre antivol en U. Vous pourrez enfin dormir sur vos deux roues.
  • Ajouter un tracker GPS à votre vélo : le tracker commercialisé par la marque Invoxia est relié à une application qui délivre les coordonnées GPS lorsque votre vélo se fait voler. Retrouvez le fonctionnement du tracker dans ce reportage du Parisien, c’est assez impressionnant !

3. Faire graver et assurer votre vélo

De nombreuses assurances existent si votre vélo venait à être volé un jour. Voici quelques exemples :

  • Faire graver son vélo : le Bicycode vaut 10€ et c’est l’équivalent d’une plaque d’immatriculation pour vélo. Un moyen de dissuader les voleurs mais aussi de retrouver beaucoup plus facilement votre vélo. Pour faire marquer votre vélo, vous devez vous rendre chez un opérateur bicycode. Il vous suffit de vous présenter avec votre vélo, sa facture et votre pièce d’identité. Ensuite, enregistrez-vous here grâce à votre numéro de marquage : vous serez prévenu si votre vélo est retrouvé. Sachez que sur les vélos neufs, le marquage Bicycode devient obligatoire. Pensez bien à noter votre numéro. Ce serait dommage de ne pas s’en souvenir si votre vélo se faisait voler…
  • Adhérer à une assurance vélo : cette assurance peut être prise en complément de votre assurance habitation, mais faites attention aux conditions, parfois drastiques (qualité de l’antivol, présence de la batterie électrique sur le vélo au moment du vol…). Vous pouvez aussi adhérer à l’assurance de Kryptonite en achetant un antivol de cette marque (démarche à retrouver here). En cas de vol du vélo, il vous faudra soumettre une photo de l’antivol fracturé en plus de la facture de votre vélo, et Kryptonite vous rembourse la valeur de votre vélo.

4. Agir et réagir si votre vélo est volé

Malheureusement ce serait vous mentir de vous dire qu’avec toutes ces précautions, votre vélo est protégé à 100% du vol. Le risque zéro n’existe pas. On peut venir à bout de tous les antivols, c’est une question d’outils et de temps. Bref, que faire si votre vélo est volé ?

Souvent les vélos volés sont démontés et exportés loin de vous… Et malheureusement, ces réseaux continuent à se multiplier avec l’augmentation du vélo comme moyen de transport.

Mais alors, que peut-on faire à notre échelle ?

  • Déclarer le vol du vélo : porter plainte en indiquant les signes distinctifs de votre vélo dans votre plainte et votre Bicycode, les policiers pourront vous recontacter s’ils le retrouvent. Ceci permet aussi d’alimenter les statistiques de vol de vélo et de faire réagir les municipalités. Les associations locales publieront aussi l’annonce sur leurs réseaux.
  • Chercher votre vélo : les vélos peuvent aussi se retrouver sur des sites de vente entre particuliers (Le Bon Coin, dépôt vente…). Si vous retrouvez votre vélo sur un de ces sites, organisez un rendez-vous avec le vendeur en prévenant directement la police qui pourra vous accompagner (oui, oui, ils acceptent).

400 000 vélos sont volés par an en France et 150 000 sont retrouvés. Évidemment, le risque zéro n’existe pas. Tout antivol est cassable, mais la scie sauteuse pendant 15 minutes en plein centre-ville c’est beaucoup moins discret qu’une pince coupante. Les voleurs s’intéresseront donc davantage aux vélos mal sécurisés. Retenez donc que plus votre vélo sera protégé et plus le vol sera ardu. Vous avez maintenant toutes les clés en main pour faire en sorte que le vol ne soit plus un frein à la pratique du vélo au quotidien.

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